En ce qui concerne les automobiles de collection, le lancement annuel de la saison a eu lieu début février au salon Rétromobile de Paris. Là où habituellement les Renault sont souvent difficiles à trouver en dehors du stand Renault Classic, les amateurs ont eu droit, en cette année anniversaire, à un nombre de modèles sans précédent.
Peu de marques automobiles peuvent se targuer d’avoir 120 ans d'existence. C’est chose faite pour Renault qui franchira cette étape importante dans le courant de l'année. Il y a fort à parier que cet événement sera célébré lors de divers événements. L'année anniversaire a débuté au salon Rétromobile de Paris, du 7 au 11 février dernier.
Sur le grand stand de Renault Classic, la marque revient sur 120 ans d'histoire avec de nombreux et beaux modèles historiques. Bien entendu, une type A de 1899 ne pouvait qu’être présente sur le stand, placée juste à côté de la réplique de la type B, un modèle qui peut être décrit comme étant une cabine téléphonique sur roues.
L'histoire d'avant-guerre fut complétée par la présence d’un AG1, Taxi de la Marne de 1910 ; d’une KJ1 de 1923 et d’une puissante Vivastella PG7 à six cylindres de 1933. De plus, un fourgon de la Poste exceptionnel de 1909 de type BD et un bus PR de 1927 complétaient le tableau.
Un modèle rare, la Juvaquatre coupé deux portes, tout juste restauré est également présent. C’est une version derivée de la plus petite Renault des années 30, dont seul un petit nombre a été produit. La voiture faisait partie de la collection d'un amateur depuis un certain temps mais était de couleur rouge bordeaux. Or, selon les archives de production, ce modèle a été produit en janvier 1946 de couleur noire et il a été restauré pour être conforme à son état d’origine lorsqu’il est sorti des chaînes de production.
L'histoire des modèles après-guerre est illustrée par un certain nombre de voitures emblématiques. La 4CV de 1947 représente la première série, reconnaissable à son toit plat et sa large plaque d'immatriculation lumineuse à l'arrière. Le pick-up Colorale, dans sa robe jaune, est rare et en très bon état. La touchante Estafette du marchand de glaces est très colorée et a déjà été présentée lors de divers événements.
Renault Classic possède une grande collection de R4. Le choix s’est porté sur l'originale R4 'Elle' avec laquelle une équipe de quatre femmes a parcouru la distance entre la Terre de Feu et l’Alaska en 1965. Cette voiture n'a jamais été restaurée.
Il serait impensable qu’une Renault 8 Gordini ne soit pas présente au salon Rétromobile, ne serait-ce qu'en raison du fait que ce modèle a rendu le sport automobile accessible à un plus large panel de pilotes et de passionnés.
En 1974, Renault développe une version électrique de la R5 en réponse à la crise pétrolière. Chez Renault, l’étude des voitures électriques n’a été reprise que très récemment. La Renault 16 de 1965 établit le nouveau standard dans le haut de gamme de l’époque, tandis que la 16 TX de 1975 apparait toujours comme étant une tres belle voiture.
La Renault 30 TX présentée est issue des derniers années modèles et brilait de mille feux dans sa robe d’un noir éclatant. A partir de 1975, cette voiture était le modèle haut de gamme par excellence chez Renault, notamment avec son majestueux moteur 6 cylindres PRV et tout ce que son heureux propriétaire pouvait souhaiter en termes de confort.
Lancée en 1981, la Renault 9 semblait insignifiante, on la voyait comme une simple berline à quatre portes. Mais plusieurs innovations lui ont permis d'obtenir le titre de voiture de l'année. L'exemplaire présent sur le salon Rétromobile était une Renault Alliance, la version américaine de la R9.
On peut se demander si la série de monospaces présentés dont l'Espace de 1984, la Twingo de 1992 et le Scénic de 1996 sont vraiment classiques. Mais ces voitures pionnières dans ce domaine et en si bel état attirent également l'attention d'un public nombreux lors de ce salon Rétromobile.
Cette année, il y a exactement 40 ans que Renault a remporté la victoire au Mans. Les quatre exemplaires de Renault Classic ornent le stand et vous pourrez les admirer en course lors du Mans Classic du 6 au 8 juillet 2018.
4x Renault Alpine Le Mans
La collection de chars et d’engins chenillés sur le stand du Musée des Blindés de Saumur a fait bonne impression. Qui peut se vanter d’avoir déjà vu, à l'extérieur du musée et ensemble, un Renault FT, un AMR 33, un R35, un D1 Bis et un véhicule ravitailleur TRC 36R? Peu de gens, assurément.
Le Palais de Compiègne abrite trois musées : les appartement historiques de Louis XVI à Napoléon III ; le musée du second empire qui relate l’art et l’histoire au temps d’Eugénie ; et enfin le Musée National de la Voiture et du tourisme qui abrite une collection unique de véhicules hippomobiles du 18ème au début du 20ème siècle, d'automobiles et de cycles, ainsi qu'un important fonds iconographique sur le thème des transports. Parmi ces véhicules, nombreux sont ceux offerts par des mécènes, tels les cinq Renault du début de l’histoire de l’automobile que le musée a exposé sur le salon Rétromobile au début du mois de février.
Le musée a la chance de posséder une rareté : l'un des trois Renault type A encore connus. Cette voiturette a été offerte au musée par Louis Renault lui-même en 1929 et a été conservée dans son état d'origine. A l'avant, une motorisation monocylindre De Dion de 1,75 cv à refroidissement par air. Cette première Renault a été produite en 1899 et présentée au public lors du deuxième salon de l'automobile des Tuileries à Paris.
Le musée a la chance de posséder une rareté : l'un des trois Renault type A encore connus. Cette voiturette a été offerte au musée par Louis Renault lui-même en 1929 et a été conservée dans son état d'origine. A l'avant, une motorisation monocylindre De Dion de 1,75 cv à refroidissement par air. Cette première Renault a été produite en 1899 et présentée au public lors du deuxième salon de l'automobile des Tuileries à Paris.
En 1927, une femme, Madame Raffard, fait don d'une Renault type C 1900 carrossée par Th. Bostiaux et Cie. Le moteur, un monocylindre De Dion Bouton, délivre 2,75 ch et est refroidi par eau. La carrosserie est en bois, à l'exception des portes et du panneau arrière qui sont en métal fixés sur le châssis. L'intérieur est recouvert d'un tissu beige orné de belles bordures décoratives. Ces mêmes tissus sont également utilisés pour les rubans servant à ouvrir les vitres latérales de ce biplace. La voiture, y compris le certificat d'immatriculation au nom de Gaston Raffard, le mari de la généreuse donatrice, a été offerte au musée l'année même de sa fondation.
La Renault type D est le quatrième modèle que Louis Renault produit, en 1901. A cette époque, les moteurs De Dion Bouton sont encore couramment utilisés. Cet exemplaire a été offert au musée en 1936 par le marquis De Dion, qui était alors sénateur. Une plaque indique qu'il s'agit du 72ème modèle de type D. C’est l'une des deux versions de carrosserie fabriquées en usine pour ce modèle, un cabriolet avec 2/4 sièges.
L'autre type de carrosserie est un tonneau de quatre personnes. En faisant don de cette voiture au musée, De Dion a voulu mettre en évidence le rôle de son entreprise familiale pour l'industrie automobile française.
A partir de décembre 1904, Renault produit le type V, alors que le 20 CV 4 cylindres est le plus imposant sur le marché. Ce modèle sera commercialisé jusqu'à la fin de 1909, mais il sera surpassé par des modèles encore plus grands dans la gamme. Ce spécimen de Renault type V date de 1907 et possède toujours sa carrosserie d'origine en bois peint en noir, fabriquée par Million Guiet et Cie. L'habitacle peut accueillir quatre personnes, dont deux peuvent être assises sur des strapontins. La garniture est en crin, couverte d'un drap bleu. La décoration est encore tout à fait dans le style des carrosseries hippomobiles de l'époque. Rien d’étonnant à cela quand on sait que le carrosserier existe depuis 1857.
Les Renault de type V sont fréquemment acquises par l'aristocratie française. On peut voir sur les portes les armoiries de la famille Bourbon-Lignières, qui vivait au Château de Lignières dans le Cher. Ce n'est qu'en 1969 que cette Renault a été achetée par son second propriétaire. Le musée de Compiègne en a fait l’acquisition en 1999.
Le modèle Renault CC est lui aussi original. Datant de 1911, il a également une histoire particulière. Il s'agit d'une limousine double coupé, un type de carrosserie également utilisé sur les carrosses hippomobiles. Dans le cas de ce modèle, le carrossier est Kellner, installé à Billancourt près de la maison Renault, dans une usine de plus de 20 000 m2.
Ce modèle possède une caractéristique spéciale appelée 'oeil de boeuf'. C’est une fenêtre ovale placée verticalement.
Le type CC n'est vendu que pour les millesimes 1911 et 1912. Cette voiture, dont le numéro de châssis est le 29423, est motorisée par un bibloc à quatre cylindres de 3,560 cc. Elle n'a pas eu plus de trois propriétaires, à commencer par Georges Guilliet, qui vivait aux Chesnez, près d’Auxerre dans l'Yonne. Une plaque spéciale en fait mention. Sur les portes arrière, on eut voir les initiales GM de même couleur que le passepoil ornemental. D'autres images nous en apprennent plus sur l'histoire de ce véhicule. Par exemple, la peinture a été réalisée par Rousseau, une entreprise spécialisée dans ce domaine, sise à Auxerre. Une autre plaque du garage Henri Gervais, dans la même ville, suggère que des travaux d'entretien y ont été effectués. Dans le compartiment moteur, il est indiqué quand les vindanges ont été faites, soit environ tous les 1 000 km. La plaque d'immatriculation originale fait référence au département de l'Yonne et a été émise avant 1928.
Selon toute probabilité, l'intérieur est également dans son état d'origine, c'est pourquoi la voiture a été achetée à l’aide d’une subvention du ministère français de la culture et de la communication pour être ajoutée à la collection du Musée National de la Voiture et du tourisme du Palais de Compiègne.
Le palais de Compiègne est ouvert tous les jours sauf le mardi, les 01/01, 01/05, 25/12 et certains jours fériés. Le Musée National de la Voiture et du tourisme est en visite libre :
les lundis et vendredis de 16h15 à 18h (dernier accès à 17h15).
les mercredis et dimanches de 10h à 12h et de 14h à 18h.