Impressions

Elle démocratise la technologie

Cinq generations

C’est déjà la cinquième génération de Renault Clio. La première du nom est née en 1990. Depuis lors, quelque 15 millions d’exemplaires ont été vendus. Ce nouveau modèle est donc très important pour la marque. Losange Magazine l’a découvert au Portugal, en deux variantes différentes.

Après trois générations de Clio, la quatrième voulait davantage créer l’émotion. Son look était d’ailleurs le premier critère d’achat du modèle pour la plupart des clients. Et depuis 2013, première année complète de commercialisation, le modèle se vendait chaque année de mieux en mieux. Et, depuis 2013, la Clio est aussi le modèle numéro un du segment B en Europe.   

Plate-forme

Le constructeur a donc décidé de conserver le dessin émotionnel de l’auto. Voilà pourquoi, esthétiquement, la nouvelle Clio semble n’être qu’une évolution de l’ancienne. Pourtant, sur le fond, elle est totalement neuve et repose d’ailleurs sur une plate-forme différente, qui est notamment adaptée à l’électrification et à l’arrivée de nouvelles assistances à la conduite.

Mais revenons sur le style extérieur, qui est à la fois dynamique et cossu. En particulier en ce qui concerne la face avant. Côté dimensions, la voiture a rétréci de 12 millimètres en longueur, tandis qu’elle abaisse son toit de 48 millimètres. Et cela sans affecter l’espace intérieur. Les proportions et le dessin sont conservés, sauf que la troisième petite vitre latérale a disparu. Quant aux poignées de portes arrière, elles sont toujours noyées dans la carrosserie, mais semblent désormais plus solides qu’auparavant. Et l’encadrement des vitres en chrome donne à la voiture un aspect plus haut de gamme. On trouve aussi une languette de chrome au bas des seuils de portes, avec le nom du modèle inscrit dessus.  

Feux de jour

On remarque encore que Renault a dessiné une nouvelle gamme d’enjoliveurs de roues et de jantes pour cette nouvelle Clio. En fonction du niveau de finition, la petite Renault a droit à des jantes de 15, 16 ou 17 pouces. Toutes les exécutions s’équipent de feux avant entièrement à LED, qui éclairent 70 mètres plus loin que les anciens phares. Il existe toutefois une différence en ce qui concerne les feux de jour : sur les versions de base ils sont droits, tandis que sur les modèles plus coûteux ils adoptent une forme de « C ». Le nouveau capot donne plus de volume à la partie avant. Et les essuie-glaces viennent se cacher sous le capot quand on n’a pas besoin d’eux.   

On remarque aussi quelques différences esthétiques selon l’exécution. Ainsi, la luxueuse version Initiale Paris se pare de touches de chrome en plus sur sa calandre et se reconnaît aussi à ses jantes typiques, reprenant le dessin de la Tour Eiffel. La variante R.S. Line, elle, remplace l’ancienne exécution GT-Line et se reconnaît à sa grille de calandre en nid d’abeilles, des inserts en chrome sur les ailes avant, des jantes en alliage léger au dessin spécifique, ainsi que divers inserts en couleur gris foncé mat. Les feux arrière à LED se prolongent vers le centre du hayon, bien que ce soit moins marqué que sur les Mégane et Talisman.

Revolution

Extérieurement, c’est donc une évolution ; mais à bord, par contre, c’est une véritable révolution ! Et pas juste en ce qui concerne le style du mobilier, mais également sur le plan des matériaux utilisés et de la finition. Lors du lifting de la Clio IV, Renault avait déjà apporté des évolutions palpables, mais le constructeur va ici encore un pas plus loin. Les sièges sont également redessinés : leur assise plus longue soutient mieux les cuisses. La nouvelle forme du dossier offre un meilleur soutien, tout en limitant le volume du siège, ce qui permet d’offrir davantage d’espace aux jambes pour les passagers arrière.

Il y a aussi l’App MyRenault, permettant par exemple de définir un itinéraire, qui sera repris dans le système de navigation lorsque l’on entre dans la voiture.
John Doe

À l’avant aussi, Renault a créé de l’espace supplémentaire par-ci, par-là. La colonne de direction est par exemple moins encombrante, pour offrir davantage d’espace aux genoux du conducteur. La forme de la console centrale a également été aménagée pour optimiser l’espace. On remarque encore que plusieurs matériaux souples sont utilisés afin d’adoucir le toucher avec les parties du corps qui entrent en contact avec eux.

MySense

Le nouveau volant offre quant à lui une meilleure visibilité sur le combiné d’instruments. Baptisée Smart Cockpit, celui-ci est entièrement digital. De série, toutes les Clio reçoivent un écran d’instrumentation de 7 pouces, mais, plus tard dans l’année, un écran de 10 pouces sera également disponible, sur lequel la carte de la navigation pourra s’afficher en grand. La disposition des instruments présentés à l’écran varie selon que l’on se trouve en mode Eco ou Sport, mais peut aussi être personnalisée via l’interface MySense. On peut ainsi disposer d’un compte-tours ou pas, et choisir entre un compteur digital ou à aiguille. Le système permet encore de choisir entre huit couleurs différentes pour l’éclairage d’ambiance. Bien sûr, toutes les fonctions de bord peuvent être commandées via l’écran central, mais on trouve aussi juste en dessous différentes touches (de type piano) d’accès direct à certaines fonctions. Parmi les nouveautés, on pointe également un chargeur pour smartphone à induction (sans fil, donc). Il se situe au milieu de la console centrale, dans le réceptacle aménagé juste sous les commandes de climatisation.   

Easy Link

Selon le niveau de finition, l’acheteur peut choisir entre quatre différents systèmes multimédias. La version d’entrée de gamme Life dispose du R&Go. Dans ce cas, le téléphone peut être couplé au système pour la musique et la navigation. À partir du niveau Zen, on trouve un écran central de 7 pouces, avec ou sans système de navigation intégré. En haut de gamme, on trouve un écran de 9,3 pouces, de type tablette. Le système R-Link a évolué en Easy Link. Les cartes proviennent de Tom Tom, mais la recherche d’adresses se fait en ligne via Google. Il y a aussi l’App MyRenault, permettant par exemple de définir un itinéraire, qui sera repris dans le système de navigation lorsque l’on entre dans la voiture. Bref, on voit que la Clio démocratise les fonctions électroniques les plus en vogue. Et ce n’est pas tout : nous n’avons pas encore parlé des fonctions de conduite semi-autonome... Celles-ci ne sont, dans un premier temps, disponibles qu’en association avec le moteur 1.3 litres et la boîte robotisée EDC. La Clio peut alors lire les panneaux routiers, conserver une distance de sécurité par rapport à la voiture qui précède et même ralentir automatiquement jusqu’à l’arrêt complet dans les embouteillages.    

Trois moteurs

Sous le capot, trois moteurs sont proposés pour le lancement. Le tricylindre bien connu de 0,9 litre a vu sa cylindrée passer à 1 litre. Sa puissance grimpe de 90 à 100 ch, tandis que le couple culmine à 160 Nm. Dès les premiers kilomètres, on remarque immédiatement que ce moteur est devenu plus puissant et plus performant, mais il semble aussi plus silencieux. Cela contribue au sentiment général que cette Clio est devenue plus adulte, plus cossue. Plus tard dans l’année, à côté de la boîte manuelle à 5 rapports, la boîte automatique CVT X-tronic sera également proposée. On attend également une version LPG, plus favorable sur le plan des émissions de CO2. La variante à essence affiche déjà un niveau d’émissions très bas de 100 g/km, et il y aura donc encore mieux à terme.  

Double embrayage

Le plus gros moteur à essence est le TCe 130, doté du bloc 1,3 litre désormais connu sur plusieurs modèles de la marque. Il délivre 130 ch et un couple de 240 Nm, disponibles dès 1.600 tr/min. Ce moteur est associé d’office à la boîte robotisée EDC-7 à double embrayage et 7 rapports, qui envoie la puissance dans les roues avant. Cette boîte fait passer ses rapports sans à-coups. À bord règne le calme intégral et nous n’entendons donc pas le moteur ni ne ressentons le passage d’un rapport à l’autre. Sauf lorsque le conducteur reprend la main en utilisant les palettes situées derrière le volant. Cela rehausse le dynamisme et offre donc un plaisir de conduite plus sportif. Surtout en combinaison avec la finition R.S. Line, aux réglages de châssis un peu plus rigides. La suspension de la Clio a aussi été renouvelée : les développeurs se sont attelés à mieux filtrer les dénivellations du revêtement et le confort en sort clairement grandi.

Les gros rouleurs

Sous le capot, on trouve aussi le moteur diesel 1.5 Blue dCi, associé à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports. Une option intéressante pour les gros rouleurs. Ce diesel est proposé en versions 85 ou 115 ch, mais pas sur tous les marchés.  Il affiche des émissions de CO2 de 94 g/km. 

Et ce n’est pas tout : au premier semestre 2020 débarquera également la Clio E-Tech, à propulseur hybride. Celle-ci reprend une nouvelle version du bloc 1.6 atmosphérique à 16 soupapes, qui est associé à pas moins de deux moteurs électriques, alimentés par une batterie lithium-ion de 1,2 kWh. Le premier moteur ne sert qu’à démarrer. À partir de la deuxième vitesse, le second moteur, plus gros, entre en action. Sur de petites distances, cette hybride peut donc évoluer en mode totalement électrique.

Gros moteur

Le gros moteur peut aussi venir en soutien du moteur à essence pour maximiser les performances. Bien que Renault avait annoncé à Genève que cet hybride aurait une puissance maxi de 130 ch, celle-ci n’a pas été confirmée. Renault aimerait semble-t-il reste juste en dessous du niveau de puissance du 1,3 litre TCe à essence. Le constructeur n’a pas non plus confirmé de valeur concernant les émissions de CO2 de cette version hybride, mais on sait qu’elles seront plus basses que celles du moteur diesel.

La Clio dispose aussi d’autres fonctionnalités. On retrouve bien sûr l’installation audio Bose, qui compte désormais 9 haut-parleurs contre 7. Et si le caisson de basses rognait avant un peu de volume de coffre, il est désormais parfaitement intégré dans l’aile arrière gauche. Il utilise par ailleurs un système sophistiqué utilisant l’air extérieur plutôt qu’un imposant caisson de basses, ce qui a permis d’économiser de l’espace et de limiter le poids. Cette installation audio ne mange donc plus de coffre et le volume de ce dernier a par ailleurs grossit jusqu’à 391 litres, ce qui constitue tout simplement la meilleure valeur du segment. Bref, la nouvelle Clio est prête et semble particulièrement bien née !

En détail...


Renault Clio V TCE 100 / TCE 130

Specifications


Moteur:

3/4 cylindres essence, alésage x course 72,2 x 81,3/72,2 x 81,2 mm, cylindrée 999/1.333 cc. Puissance 100/130 pk à 5.000 tr/min, couple 160/240 Nm à 2.750/1.600 tr/min, taux de compression 9,5:1/10,0:1. Turbo, boîte manuelle à 6 rapports/EDC-7.
Suspension:

Avant Ressorts-ammortisseurs pseudo McPherson avec bras de support inférieur triangulaire et barre stabilisatrice, à l'arrière: l'essieu semi rigide. Freins à disques ventilés à l'avant (diamètre 258 - 280 mm), disques simples à l'arrière (diamètre 260 mm). ABS avec direction assistée d'arrêt d'urgence. Pneus: 185/65R15, 195/55R16, 205/45R17.
Dimensions:

Longueur 4,050 mètres, largeur 1,798 mètres, hauteur à vide 1,440 mètre, empattement 2,583 mètres, voie avant 1,509 mètre, voie arrière 1,494 mètre. Volume du coffre 391 - 1.069 litres. Rayon de braquage 10,4 mètres.

Poids:

À vide 1.178/1,248 kg, charge utile 425 kg, maxi autorisé 1.603/1.673 kg, masse maxi remorquable freinée 900 kg. Réservoir à carburant 42 liter.
Performances:

Vitesse maxi 187/200 km/h, acceleration de 0-100 km/h en 11,8/9,0 secondes. Consommation 4,4/5,2 litres par 100 km, emission CO2 100/119 g/km.