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Du concret…

Ceux s’intéressent profondément à l’histoire de Renault ont une grande admiration pour le fondateur de la marque : Louis Renault. Et vous ne serez donc pas étonnés d’apprendre que je fais partie de ses fervents admirateurs...

Quand quelque chose concernant Louis Renault fait surface, je m’y intéresse de près. Sans lui, la marque n’existerait pas et donc ce journal non plus. Nous aurions tous été passionnés d’une autre marque, à l’histoire sans doute moins intense. 

Depuis que j’ai pu visiter, il y a quelques années, sa maison à Herqueville, je cherche et collectionne tout ce qui l’a touché de près ou de loin. Un nouveau livre ? Je le commande immédiatement ! J’arpente aussi les foires et fouille sur internet pour dénicher un vieux livre que je ne connaîtrais pas. Ainsi, petit à petit, je me suis fais une image plus concrète de qui était cet homme. Sans doute pas un bonhomme facile, mais qui a réalisé de si grandes choses. Souvent, on a de ces grands hommes l’image de personnes de… grande taille. Ce n’était certainement pas le cas de Louis Renault. D’ailleurs, à ses débuts, on le surnommait même dans l’usine le Petit Louis. Bien sûr, 55 ans après sa mort, il devient difficile de trouver des informations nouvelles le concernant. D’autant que les gens qui l’ont connu ont pratiquement tous disparu ou ne souviennent plus de tout. Donc, nous devons façonner sa personnalité dans notre esprit, à travers les textes et photos qui subsistent. Mais il y a quelques mois, mes sens furent mis en éveil lorsque j’ai appris que quelques objets personnels lui ayant appartenus subsistaient dans les archives historiques de l’usine. Je me suis dit que même pour le moindre petit objet, cela valait la peine de se rendre à Billancourt avec un appareil photo, un pied et de l’éclairage.

Et le sentiment est difficile à décrire lorsque l’on porte dans ses mains des chaussures faites sur mesure qu’a portées Louis Renault ! Même sensation étrange en touchant des skis et bâtons avec lesquels il a dévalé les Alpes... Bien sûr, il ne s’agit là que d’objets inertes, mais ils constituent néanmoins un petit bout de l’histoire de Renault. Un bout concret et tangible. Un sentiment très spécial !  



Tony Vos, rédacteur en chef/éditeur Losange Magazine